Fusion des organismes HLM : quelle logique économique ?

Le gouvernement veut voir s’opérer une fusion des organismes HLM. On s’interroge ici sur la logique économique qui peut conduire au rapprochement des organismes. On envisage d’abord la question de la taille optimale des organismes du point de vue des coûts de gestion. On examine ensuite la question du périmètre de marché optimal pour les organismes, ce qui conduit à réexaminer la finalité du secteur locatif social. On discute enfin la question de la circulation du capital logement.

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Construire davantage ne fera pas baisser les prix

Dans son interview du 15 octobre 2017, le président Macron a indiqué que la politique du logement consistait en un choc d’offre afin de faire baisser les prix. On a déjà argumenté l’idée que cette politique reposait sur un diagnostic erroné (cf. ici). On examine l’éventualité de cet effet en mobilisant les concepts d’analyse économique et les données statistiques.

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L’économie du logement en France

Le logement est générateur d’activité économique sous deux formes, d’abord par sa production ensuite par son utilisation. Ces contributions sont comptabilisées dans le produit intérieur brut, le PIB. En France, la construction de logements représente environ la moitié de l’activité « construction », soit 3,5% du PIB. Dans ce dernier chiffre, la construction de logements neufs en représente aussi la moitié, le reste étant constitué des travaux sur des logements existants.

L’utilisation des logements constitue également une activité économique…..

Ce texte est le début d’une contribution à l’ouvrage collectif Profession architecte publié sous la direction d’Isabelle Chesneau aux éditions Eyrolles en janvier 2018.

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Mon nouvel ouvrage : Marché du logement et aides publiques

Si le prix des logements est élevé, dit-on, c’est que l’offre serait insuffisante. Ce diagnostic est erroné. En réalité, l’offre est excédentaire. La stabilité du prix des loyers et l’explosion de la vacance en sont la preuve. La politique du logement basée depuis plus de 10 ans sur ce diagnostic ne peut être ni efficace ni pertinente. Après avoir précisé la place du logement dans l’économie, l’ouvrage examine les principales aides publiques en la matière pour en réaliser une évaluation économique et suggérer des réformes.

Cet ouvrage est dans la lignée des articles de ce site et de ceux que j’ai publiés sur le site politiquedulogement.com

Il est destiné à un large public.

Pour acheter   : Editions L’Harmattan  et les sites de vente en ligne

Table des matières

Introduction
Première partie L’Etat du marché du logement
Chapitre 1 Il n’y a pas de pénurie de logements
Chapitre 2 Les raisons du discours de pénurie
Deuxième partie Le logement dans l’économie
Chapitre 3 L’évolution du marché immobilier
Chapitre 4 Le coût du logement
Chapitre 5 Logement, construction et croissance
Chapitre 6 Logement et inégalités
Troisième partie La politique du logement
Chapitre 7 Les interventions publiques dans le logement
Chapitre 8 Le secteur locatif social
Chapitre 9 Les aides à la personne
Chapitre 10 Les aides fiscales et à l’épargne
Quatrième partie Propositions de réforme
Chapitre 11 Principes d’une réforme et conséquences
Conclusion

 

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La politique du logement est fondée sur un diagnostic erroné

L’économiste n’a pas normalement à discuter les objectifs d’une politique. Il est fondé en revanche à discuter le diagnostic sur lequel elle est fondée et à s’interroger sur l’argumentation économique qui lui est donnée. Le diagnostic porté depuis la crise de 2008 est celui d’une tension sur le marché du logement qui justifierait une augmentation de la production afin de faire baisser les prix, comme l’a évoqué le Président de la République le 15 octobre 2017. On montre que ce diagnostic est erroné et que, par conséquent, la politique du logement sur lequel elle est fondée ne peut être ni efficace ni pertinente.

La suite sur le site politiquedulogement.com

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Baisse des APL : qui est le plus impacté ?

Le gouvernement a décidé de réduire de 5 € par mois le montant des allocations de logement. Ce montant paraît modeste mais comme il porte sur plus de 6 millions de bénéficiaires le total économisé est significatif.

La réduction des allocations de logement frappe les ménages les plus modestes. Si l’on s’en tient aux seuls locataires, certains accédants pouvant bénéficier aussi d’une allocation de logement, l’Enquête logement 2013 indique que c’est 76% des locataires du premier quartile de revenu qui en bénéficient. Ils représentent eux-mêmes 70% des bénéficiaires (hors étudiants). De toutes les aides au logement les aides à la personne sont de loin les plus sociales. Elles le sont notamment beaucoup plus que le secteur locatif social qui héberge aussi des locataires figurant dans les tranches de revenu les plus élevés.

On précise quels sont les ménages les plus impactés par la baisse et on discute l’impact de l’APL sur les loyers.

Comme complément on peut écouter l’émission sur ce sujet sur France Culture :  https://www.franceculture.fr/emissions/le-magazine-du-week-end/de-la-baisse-des-apl-au-choc-doffre-quelles-politiques-pour-le

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La politique du logement en 5 graphiques

La politique du logement consiste en une réglementation abondante mais aussi en aides publiques qui sont comptabilisées dans le Compte du logement. Ce sont ces dépenses publiques qui font l’objet des 5 graphiques commentés suivants. Continuer la lecture

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Loyers imputés : évaluation, fiscalité, croissance

Les loyers imputés sont les loyers que les propriétaires occupants paieraient s’ils étaient locataires de leur logement[1]. Ces loyers sont évalués et entrent dans le chiffrage du produit intérieur brut, le PIB, dont le montant représente la richesse produite par un pays. On montre que l’estimation faite actuellement surévalue leur montant. Deuxièmement, comme ils constituent une valeur effective, ils peuvent faire l’objet d’une taxation en tant que revenu. On suggère d’en créer une pour remplacer la taxe foncière. Enfin comme les loyers imputés représentent la valeur produite par l’occupation des logements existants, on propose de manière un peu provocatrice d’accueillir un million de réfugiés, voire plus, dans les près de 3 millions de logements vacant, pour générer du PIB à peu de frais.

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Effets d’une relance de la construction sur l’économie et l’emploi

Un argument couramment utilisé pour justifier le soutien de la construction par l’intervention publique est que cette activité a des effets positifs sur les autres activités économiques et sur l’emploi. L’objet de ce texte est de tenter une quantification de ces effets multiplicateurs pour les comparer au soutien éventuel à d’autres activités. On présente d’abord l’information fournie par le tableau entrées-sorties de la comptabilité nationale. On mesure ensuite les effets directs sur la richesse et l’emploi d’un accroissement de la demande dans les branches immobilières. On envisage enfin les moyens utilisés par les pouvoirs publics pour accroître cette demande.

La suite sur le site www.politiquedulogement.com

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Observatoire des loyers : un éclairage économique

Les médias se font l’écho de la difficile mise en place de l’observatoire des loyers par la ville de Lille dans le cadre de la loi ALUR sur l’encadrement des loyers. En fait des instances représentatives des milieux professionnels mènent une action judiciaire contre cet observatoire. L’économiste n’a pas à prendre parti dans ce conflit mais il peut fournir l’éclairage de l’analyse économique sur les enjeux de l’observatoire et sur les effets possibles de l’encadrement. Continuer la lecture

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